Conseil municipal du 01/10/20 : compte-rendu

Les principaux points à retenir :

- Il s'agissait du quatrième conseil municipal du mandat.

- 19 délibérations étaient inscrites à l'ordre du jour dont une très grande majorité portait sur des affaires courantes.


- Le Maire et les élus de la majorité ont voté une subvention de 1 150 000€ pour l'équipe de Basket de Levallois-Perret ! Vous retrouverez l'intervention de Caroline Pajot au bas de cet article.


- Notre proposition de voter l'exonération des taxes sur toutes les terrasses des restaurants et commerces de Boulogne-Billancourt pendant un an été refusée ! Vous retrouverez mon intervention au bas de cet article.


- Subvention de 120 000€ à l'UNICEF après la catastrophe survenue à Beyrouth : j'ai rendu hommage à tous les personnels engagés, notamment les forces armées françaises. Vous retrouverez mon intervention au bas de cet article.


- Grâce à une intervention d'Hilaire Multon, nous apprenons que le Château de Benais, ancien lieu de découvertes et de vacances pour les enfants de Boulogne-Billancourt, n'est pas vendu et qu'il sert aujourd'hui de lieu de... réserve pour les oeuvres du Musée des années 30 ! Vous retrouverez l'intervention d'Hilaire Multon au bas de cet article.


- Création d'un Conseil local du Handicap : j'alerte sur le fort risque d'inefficacité bureaucratique et d'empilement des instances. En effet, il existe déjà des instances de démocratie de proximité compétentes en matière de handicap et de santé : le Conseil économique social et environnemental et les conseils de quartiers). Vous retrouverez mon intervention au bas de cet article.

Pour découvrir les autres délibérations,

vous pouvez télécharger l'ordre du jour ici :

ODJ_CM_01102020-Antoine de Jerphanion Bo
.
Download • 223KB

Mon intervention sur les mesures d'aides aux commerçants et restaurateurs Boulonnais pour faire face à la crise économique :


"Nous voterons bien entendu cette délibération, d’autant que nous avions formulé cette proposition dès le début du confinement et que nous l’avions déjà votée au mois de juillet dernier. Nous renouvellerons donc notre vote.


Cependant, comme vous envisagez apparemment de reprendre ce dispositif en mars prochain, il serait assez urgent d’en informer les restaurateurs pour qu’ils puissent préparer leurs terrasses pendant l’hiver, notamment pour avoir des terrasses un peu plus fonctionnelles et un peu plus sécurisées.

De fait, notre groupe vous propose de modifier cette délibération, ou du moins d’en inscrire une nouvelle au prochain Conseil municipal, pour que ces dispositions soient étendues non pas sur un mois mais sur un an, à savoir du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021.

De même, il s’agirait également de voter pour la même période l’exonération de la redevance d’occupation du domaine public pour toutes les terrasses, brasseries, cafés et restaurants de Boulogne-Billancourt.


Et donc, j’anticipe sur votre réponse – puisque j’ai bien compris que je n’aurai pas la possibilité de parler après vous –, vous me direz surement que cela coûtera cher à la collectivité. J’ai donc pris ma calculette. Vous indiquez dans la délibération que l’exonération de ces taxes sur une durée de trois mois représente un manque à gagner pour la Ville de 159 000 euros, ce qui ferait donc un manque à gagner d’environ 636 000 euros pour douze mois. Certes, cela représente beaucoup d’argent, mais c’est si peu par rapport aux 1 150 000 euros que vous venez de donner à l’équipe professionnelle de basket-ball de Levallois-Perret…

Ma conclusion sera donc la suivante : Boulogne-Billancourt a les moyens de soutenir davantage et de donner de la lisibilité à ses commerçants. Cela dépend simplement d’un choix politique.

Je préfère en effet soutenir le commerce de proximité, en faisant un effort financier qui sera rentabilisé à moyen et long terme, et qui bénéficiera au bien-être des Boulonnais, plutôt que de payer deux fois plus pour une équipe de basket-ball qui n’a rien à voir avec notre ville, et qui ne générera que des dépenses pour le contribuable boulonnais, et donc aucune recette. Je vous remercie."


Mon intervention sur le vote d'une suvention de 120 000€ à l'UNICEF à la suite de la catastrophe survenue à Beyrouth :


"Le groupe Avec vous pour Boulogne-Billancourt votera bien évidemment cette délibération. Je souligne tout ce que vous venez de dire et nous transmettons évidemment nos remerciements à toutes les personnes qui se sont mobilisées à la Mairie, à Boulogne-Billancourt et à travers les différentes associations, ou directement sur le terrain, au Liban.

D’autre part – et je pense que ce sera un hommage partagé – je voudrais également saluer l’action de nos soldats, puisque notre armée a été particulièrement mobilisée à Beyrouth, avec plus de 700 militaires français dépêchés sur place qui ont apporté une aide humanitaire essentielle (matériel de sauvetage, denrées alimentaires, produits d’hygiène, médicaments et matériaux d’aide à la reconstruction).

Ils ont aussi été à l’œuvre pour protéger l’environnement, avec l’installation de barrages anti-pollution autours des épaves couchées, et ont apporté une contribution essentielle pour relancer les différentes infrastructures économiques du port de Beyrouth.

Je sais que ce n’est pas l’objet direct de cette délibération mais je tenais simplement à rendre hommage à nos militaires dans cette prise de parole symbolique. Merci."


Intervention de Caroline Pajot sur la décision modificative n°1 pour l'exercice 2020 relative au budget principal :


"Cette DM1 est en effet la continuité du budget de la Ville, et donc la déclinaison de la stratégie de la Ville. Concrètement, nous aimerions intervenir sur deux points en particulier. Le premier concerne la subvention pour l’association Course au large 92. En effet, même si je connais personnellement le monde de la voile et que j’admire les exploits de certains de ces sportifs, je suis néanmoins certaine que les Boulonnais aimeraient bien avoir une vision globale et connaître combien de centaines de milliers d’euros la Ville a déjà versés pour permettre à Stéphane LE DIRAISON de « vivre son aventure » – comme vous le dites –, compte tenu de l’attribution de cette énième subvention à ce skipper. De fait, ne serait-il pas temps aujourd’hui de faire une pause avec ce projet coûteux, d’autant que la Ville n’en attend aucune contrepartie directe ? Peut-être serait-il plus opportun de diriger l’effort financier de la Ville vers des actions de soutien plus concrètes ? Il ne vous aura pas échappé que nous traversons actuellement une crise sanitaire sociale et économique sans précédent, et que les problématiques de tous les Français sont avant tout ultra-pratiques, ultra-logistiques et économiques. De plus, l’anxiété est partout. Certains se demandent s’ils pourront conserver leur emploi, et d’autres se demandent comment faire garder leurs enfants si les classes ferment ou comment continuer à aller visiter ses aînés. De même, d’autres se demandent également comment gérer à la fois le télétravail et la classe en distanciel. Bref, comme je le disais, l’anxiété est présente partout. De fait, il serait peut-être temps de mettre notre soutien à ce projet entre parenthèse et de rediriger les fonds vers des actions vraiment plus utiles.

Le deuxième sujet concerne les 1 150 000 euros au « Metropolitans 92 ».

Nous avons déjà exprimé plusieurs fois notre avis sur l’acquisition de cette équipe de basket-ball de LevalloisPerret. Et donc en cohérence avec cette position, nous ne sommes absolument pas favorables au versement de cette subvention, même si Madame LAVARDE nous a rappelé que cette somme était déjà inscrite au budget. Cependant, nous réexprimons aujourd’hui notre position par rapport à ce paiement. On nous demande aujourd’hui de voter la convention d’objectifs en lien avec ces 1 150 000 euros. Si nous lisons rapidement cette convention, nous pourrions penser que cette subvention a pour objet de financer des missions d’intérêt général, que le « Metropolitans 92 » s’engage à mener. Mais comme il s’agit quand même de plus d’un million d’euros, je vous propose de lire cette convention plus en détail. Nous voyons alors que les objectifs sont beaucoup plus vagues et qu’ils ne sont pas chiffrés. Il sera donc absolument impossible d’évaluer s’ils sont atteints ou pas. Combien d’ateliers de basket-ball ? Combien de tournois ? Nous n’en savons rien. Pour plus d’un million d’euros, nous pouvons imaginer qu’il y en aura énormément mais cela n’a absolument aucun sens. Et si l’on a une lecture encore plus attentionnée, nous arrivons à débusquer la seule phrase qui révèle la réalité de l’objet de cette subvention, qui est « assurer le fonctionnement du club ».

Donc, Boulogne-Billancourt paye pour assurer le fonctionnement du club de Levallois-Perret, qui joue devant des salles quasivides (même hors Covid-19), ou devant des spectateurs qui ont été gracieusement invités par l’une ou l’autre des mairies ou par les deux.

Donc une fois de plus, et nous le répétons, ce projet nous semble parfaitement décalé face aux réalités des Boulonnais et il serait temps de se désengager de ce traquenard