Discours du 8 juin 2022




SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI



Mesdames et Messieurs,

Chers Boulonnaises et Boulonnais,

Mes chers amis,


Je suis très ému de prendre la parole devant vous ce soir, dans ce théâtre que j’aime tant.


Ce dimanche, vous aurez à déterminer l’avenir de notre ville et à choisir dans les urnes ce que vous voulez pour Boulogne-Billancourt en choisissant votre nouveau député.

Vous êtes ici par amitié, par conviction ou peut être par curiosité.

Quelles que soient les raisons de votre présence, je voudrais vous remercier d’être là.


Merci aussi à Ségolène MISSOFFE, ma formidable suppléante. Ancienne adjointe au Maire de Boulogne-Billancourt et conseillère régionale d’Ile-de-France, Ségolène a commencé son engagement politique pour défendre le patrimoine de certains quartiers de notre ville qui étaient menacés par des projets de bétonnisation.

Ségolène s’est aussi battue pour que ce Théâtre de l’Ouest Parisien ne ferme pas ses portes et a toujours su garder un lien de proximité avec les Boulonnais. Ségolène, merci pour votre confiance et votre soutien depuis tant d’années !

Merci à toutes et tous de votre présence ce soir.

Je vais désormais vous exposer les raisons qui motivent ma candidature et mon ambition d’être votre représentant à l’Assemblée nationale pour notre ville et pour notre pays.

Je suis Boulonnais depuis toujours. J’ai grandi et je vis dans le quartier Silly-Gallieni.


J’ai assisté à mon premier meeting politique en 2005, pour deux raisons : d’abord une passion pour Boulogne-Billancourt. Et ensuite une conviction. Cette conviction c’est que l’action publique peut améliorer concrètement le quotidien des Boulonnais.

J’avais 13 ans et je n’avais pas demandé l’autorisation à mes parents. Je les remercie d’avoir très vite compris la place que l’engagement politique allait prendre dans ma vie.


En 2013, j’ai fondé le réseau In Boulogne We Trust, qui permet à plus de 17.000 Boulonnais de trouver une solution de garde pour leurs enfants, de trouver un emploi, et de répondre à leurs préoccupations du quotidien.

Certains d’entre vous sont peut-être membres de cette communauté et contribuent à la faire vivre depuis près de 10 ans.


En 2019, j’ai publié un livre, Pour Boulogne-Billancourt, qui est le fruit de mes échanges avec les Boulonnais depuis le début de mon engagement politique. J’ai choisi d’écrire ce livre parce que les écrits restent, ils engagent.

J’ai voulu par le biais de ce livre partager avec vous ma vision de notre ville et de son avenir. Aujourd’hui, trois ans après sa publication, j’en assume encore chaque ligne, chaque proposition.


En 2020, des milliers de Boulonnais on fait le choix de soutenir le projet pour Boulogne-Billancourt que je portais avec mon équipe. J’ai l’honneur de les représenter, de vous représenter, au conseil municipal, en tant qu’élu d’opposition.

Avec Clémence Mazeaud, Hilaire Multon et Denys Alapetite, nous portons votre voix et votre ambition pour Boulogne-Billancourt.

Au-delà, je tiens à remercier mon équipe que vous voyez sur le terrain pour son soutien sans faille, son énergie incroyable et sa passion pour notre ville. Sans eux, rien de tout cela n’aurait été possible.


Rien n’est fait par le maire actuel pour que nous puissions agir, mais pourtant, nous avons agi. Malgré toutes les barrières dressées contre nous par la majorité municipale, mon groupe et moi-même avons assumé notre rôle d’élus constructifs.


Nous avons voté 80% des délibérations et nous avons systématiquement formulé des propositions alternatives lorsque nous étions en désaccord avec les choix de la majorité.


Ces propositions ont régulièrement été reprises par l’équipe municipale.


Ainsi, nous avons contribué à l’émergence de nouvelles idées : je peux citer notamment la halle de la gastronomie, la ferme urbaine, le plan mobilités, la nouvelle passerelle piétonne pour lier notre ville avec le Parc de Saint Cloud…


Notre démarche constructive a été la même lors de la crise sanitaire. La mairie a repris nos propositions sur l’organisation de collectes alimentaires pour les plus fragiles, l’extension du service de portage de repas à domicile ou encore la mise en place d’une plateforme de soutien aux artisans, commerçants et restaurateurs boulonnais.


Ces initiatives n’ont pas révolutionné la politique mais elles ont concrètement amélioré la vie de nombreux Boulonnais. Je crois que l’engagement politique impose d’être porteur d’un projet et d’une vision mais surtout de savoir se mettre au service de ses concitoyens, et d’être constamment à leur écoute.


*


Mes chers amis, j’ai aujourd’hui l’honneur de vous présenter ma candidature afin de devenir votre prochain député.


Vous êtes nombreux à me demander pourquoi je souhaite siéger à l’Assemblée nationale en soutien de la majorité présidentielle.

Voici ma clarification.


Je suis un homme de droite.

J’ai été adhérent de l’UMP durant près de 10 ans. Je ne renie rien de cet engagement. Aujourd’hui, je ne suis membre d’aucun parti, ni des Républicains, ni de La République en Marche.


Dans un contexte où l’extrême gauche n’a jamais été aussi menaçante et où les partis de droite n’ont jamais été aussi faibles, la seule façon d’être utile à ma ville et à mon pays est de m’inscrire dans l’aile droite de la majorité présidentielle et d’y peser pour y défendre nos convictions.

Boulogne-Billancourt ne mérite :

- ni un député fraîchement parachuté qui ne maîtrise aucun dossier et ne formulera aucune proposition,

- ni un député qui isolera notre ville dans une opposition LR très réduite : un groupe de 30 députés qui ne pèsera concrètement sur aucune décision.


Certains me demandent si l’on peut rester un homme de droite lorsque l’on soutient la majorité présidentielle, et si l’on peut soutenir la majorité présidentielle sans être membre de La République en Marche.

Je leur réponds qu’un homme l’a fait, et pas n’importe qui : Edouard Philippe, pendant 3 ans. Il n’était pas membre du parti présidentiel, il était un homme de droite, et il était le chef de la majorité.

Mon positionnement est clair. Ce positionnement je l’assume, sans ambiguïté, sans faux semblant. Pour Boulogne-Billancourt, pour vous.


*


Je souhaite vous représenter au sein de l’aile droite de la majorité car je refuse l’isolement de notre ville et car je souhaite agir concrètement pour vous à l’Assemblée nationale.

Agir concrètement en tant que député de Boulogne-Billancourt, c’est, par exemple, obtenir des financements des ministères et de l’Etat pour les grands projets de notre ville.

Prenons l’exemple de la reconstruction du commissariat.

Boulogne-Billancourt est la deuxième ville d’Ile-de-France après Paris, c’est la plus grande ville du département le plus riche de France : trouvez-vous cela normal que nos policiers travaillent dans un commissariat aussi insalubre ?


Depuis dix ans nos forces de l’ordre doivent s’occuper des fuites dans leurs vestiaires et remplir des tâches administratives dans un bâtiment indigne de leur mission.


Comment a-t-on pu en arriver là ?


À cause de deux élus, le député sortant et le maire actuel, pourtant du même bord politique, qui n’ont pas été incapables de placer, ne serait-ce qu’une seule fois, l’intérêt des Boulonnais au-dessus de leur égo et de leurs ambitions personnelles.


Dès ce dimanche, vous pouvez changer cela en soutenant ma candidature.

Je vous le dis et je l’assume, je n’aurai aucun problème à agir main dans la main avec le maire.


Vous le savez, il y a trois autres grands sujets, au cœur de la vie des Boulonnais, dont vous parlez sur le terrain, sur les marchés et pour lesquels je pourrai agir en tant que député.

Premièrement la réouverture de si beau Théâtre de l’Ouest Parisien, fermé par la mairie en 2015 pour paraît-il trouver des solutions économiques plus intéressantes.

On voit le résultat, 7 ans après : rien. Des financements de l’État sont pourtant disponibles, j’irai les chercher.

Deuxièmement, le projet de stade de basket à 72 millions d’euros.

Il y a tant d’autres choses à faire avec notre argent, notamment pour l’ACBB, l’un des plus grands clubs français. Je mettrai fin à cette gabegie financière !


Et, troisièmement, l’absence totale d’un plan mobilité pour sécuriser nos rues et nos trottoirs. J’irai négocier auprès de l’Etat le réaménagement de la place Marcel Sembat et des quais de Seine.

En tant que député de Boulogne-Billancourt, mon devoir sera de voter la loi, de contrôler l’action du Gouvernement et de participer à l’évaluation des politiques publiques, mais avant tout de vous représenter et de défendre les intérêts de notre ville.

Je serai impliqué dans les sujets boulonnais et je forcerai le maire actuel à travailler avec moi dans l’intérêt de notre ville.


Je ne ferai pas partie de ces députés godillots qui se contentent d’assister sagement aux questions au Gouvernement et de voter sans mot dire les projets de loi de l’Exécutif.

Je ne serai pas un député déconnecté, enfermé dans une tour d’ivoire. Je ne serai pas un député absent de sa circonscription. Je serai un député de terrain, actif à l’Assemblée nationale pour vous représenter et défendre vos intérêts.


Boulogne-Billancourt mérite de retrouver un député actif et investi à votre service. Je serai ce député.

Je conçois qu’avoir un député que vous verrez et à qui vous pourrez parler peut constituer un changement. Mais cela aussi, je l’assume !

Je le fais depuis toujours, c’est ma vision de la politique et cela ne changera pas.


*


Si je souhaite siéger au sein de l’aile droite de la majorité présidentielle, c’est aussi car je souhaite être utile à mon pays, dans un contexte où de nombreuses réformes importantes devront être discutées dès l’automne.


Je pense notamment au vote de mesures d’urgence visant à protéger notre économie et nos emplois dans le contexte si particulier que nous traversons.

Je pense également à la mise en place de plans de relance et d’une trajectoire de réduction de la dette publique.


Oui, j’assume mon soutien à la décision prise par le Président Macron de recourir à la dette afin de sauver notre économie, de protéger nos emplois et le pouvoir d’achat des Français.

Je soutiens cette décision comme j’avais soutenu en 2008 celle prise par le Président Sarkozy afin de faire face aux conséquences économiques de la crise financière.


Je souhaite peser pleinement au sein de l’aile droite de la majorité présidentielle afin de continuer à réformer notre pays et d’assurer notre avenir et celui de nos enfants. La transition écologique et énergétique, l’emploi, le pouvoir d’achat, les aides aux entreprises et la préservation de notre modèle de protection sociale, sont autant de sujets sur lesquels nous aurons à travailler.


Beaucoup m’interrogent sur mon positionnement sur la réforme des retraites annoncée par le Président de la République. J’entends les doutes et les craintes que peut faire naître ce projet de réforme et je voudrais partager avec vous mes convictions sur ce sujet.


Je pense que la question de l’âge de départ à la retraite est l’un des paramètres mais il existe bien d’autres éléments à prendre en compte, tels que la durée de cotisation, les modalités de financement de notre système de retraites ou encore les aménagements offerts à ceux qui auront eu des carrières longues, pénibles ou spécifiques.


Député de Boulogne-Billancourt, j’aborderai la discussion de ce projet de loi – dont nous ne connaissons pas aujourd’hui les détails – avec la conviction que nous devons considérer l’équilibre entre les générations et préserver notre système de répartition.


Assurer l’avenir de nos enfants, c’est aussi réinvestir dans les secteurs stratégiques de notre économie afin de garantir le positionnement de la France dans le monde des années 2030, 2040 et au-delà.

Il y a quelques décennies, nos prédécesseurs débattaient de la conquête spatiale, du TGV et du Concorde. Oui, j’assume ma conviction que la France peut être une grande puissance industrielle du 21ème siècle.


J’assume de vouloir réenchanter le rêve français par le biais de grands projets d’investissements, qui garantiront nos emplois, notre compétitivité et le rang de la France dans le monde.


Garantir la compétitivité de la France, c’est par exemple poursuivre la baisse de nos impôts de production qui sont les plus élevés de l’Union Européenne.


Je crois en une France forte, dans une Europe forte.

Je suis pour une Europe qui protège nos travailleurs, notre environnement, notre mode de vie et nos frontières.

Dans la poursuite de la construction européenne, je soutiendrai la mise en place d’une taxe carbone aux frontières, le renforcement de l’agence FRONTEX, l’achat local dans la commande publique et la fixation d’un taux de TVA réduit pour les produits issus de l’économie circulaire.


Aujourd’hui, face à la montée d’une extrême gauche de plus en plus menaçante et d’idéologies en totales contradiction avec l’universalisme républicain, je combattrai de toutes mes forces le wokisme et ses différents avatars.


Sur ce sujet, mes convictions sont claires et je les assume : je me prononcerai contre toute mesure visant à déconstruire notre identité, notre culture, notre histoire, notre patrimoine, en un mot : ce que nous sommes.


J’ai entendu Monsieur Mélenchon insulter les policiers et remettre en cause l’ordre républicain. Comment un élu aussi irresponsable peut-il prétendre à être notre Premier ministre ?


Voilà aussi pourquoi je veux être un député de la droite en soutien d’une majorité forte face à ces populistes.


*


Je m’engage à être un député actif. Je m’engage à ce que vous retrouviez, enfin, un député utile pour Boulogne-Billancourt et pour la France.

Je ne suis pas un candidat investi à la dernière minute et dont nous ne connaissons ni les projets ni les convictions.

Je serai l’exact opposé de ce qu’aura été le député sortant.


Je m’engage à rendre régulièrement compte de mon action, j’ouvrirai une permanence dans laquelle mes collaborateurs et moi-même serons à votre écoute.

Je ne crois pas à l’idée d’un député hors-sol. Vous le savez, je suis un homme de terrain, un élu de terrain.

Je serai un député de terrain, à votre contact et pleinement engagé au sein de notre circonscription.


Je serai actif à l’Assemblée nationale, dans l’hémicycle et en commission des affaires économiques.

Je rejoindrai également différents groupes de travail, sur des sujets qui me tiennent à cœur. Je pense au groupe d’étude sur les maladies rares, qui sont un véritable enjeu de santé publique.

Je pense également aux groupes travaillant sur la question de l’antisémitisme, sur l’économie circulaire, sur l’eau et la biodiversité ou encore sur la protection et la valorisation de notre patrimoine.


Etre député, c’est également disposer de l’initiative législative. Dès la première année de mon mandat, je déposerai une proposition de loi ambitieuse sur le sport, qui entendra répondre à trois objectifs.


Le premier sera de favoriser le « sport santé », en garantissant 30 minutes d’activité physique par jour pour tous et en expérimentant un remboursement de l’activité physique sur ordonnance.

Nombre de pathologies chroniques sont évitables grâce à une meilleure activité physique : cette proposition de loi répondra donc à un véritable enjeu de santé publique.


Le deuxième objectif de cette proposition sera d’inciter au mécénat sportif des très petites, petites et moyennes entreprises, par le biais d’un crédit d’impôt allant jusqu’à 25% pour le sport féminin.

Je souhaite enfin investir dans la formation de professeurs d’EPS et initier les collégiens et lycéens aux disciplines paralympiques.


Ces sujets me tiennent à cœur et j’y travaillerai dès la première année de mon mandat.


*


Je m’engage enfin à être un député proche de vous.


Ce n’est pas qu’un slogan. C’est à mon sens la vocation même du mandat de député : représenter ses concitoyens et faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale. Je serai à vos côtés, « à portée de claques » – pas trop, j’espère – durant le mandat que vous m’aurez confié.


Je suis le seul candidat de la droite et du centre à faire une réunion publique, car je suis le seul candidat à vous présenter mon programme pour notre ville et pour notre pays.

Je suis le seul candidat à m’engager à ouvrir et animer une permanence, dans laquelle vous pourrez être reçus par mes collaborateurs.

Ma candidature n’est pas celle d’un parti, c’est une candidature de terrain.


Je veux être député de Boulogne-Billancourt, mais plus encore, le député des Boulonnais. Tel sera le sens de mon action et le sens de mon mandat.


J’y suis prêt, si vous me faites l’honneur, les 12 et 19 juin, de m’accorder vos suffrages.


*


Mes chers amis,

Vous l’aurez compris, cette candidature est celle d’un homme qui assume.

Oui, j’assume mon ambition de vous représenter au Parlement ;


J’assume d’être un homme de droite, héritier d’une tradition libérale qui a tant compté dans l’histoire de notre pays ;


J’assume de vouloir peser activement dans la majorité présidentielle, pour défendre les intérêts de la France et de Boulogne-Billancourt ;


J’assume de refuser l’isolement promis par les partis de droite, qui se rétrécissent sur de petites ambitions personnelles ;


J’assume de refuser les parachutages opportunistes et hors-sol de candidats qui ne connaissent pas notre ville et qui disparaitront aussi vite qu’ils sont apparus, dès le lendemain de l’élection ;


J’assume de vouloir tourner la page de 5 ans d’absentéisme, d’affaires judiciaires, de casseroles et de mépris des Boulonnais ;


J’assume le projet que je vous présente pour notre pays et pour notre ville.

Oui, mes chers amis, je suis prêt à assumer le rôle de député de Boulogne-Billancourt. Je compte sur vous, dès ce dimanche, pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre ville et porter votre voix, de toutes mes forces, à l’Assemblée nationale.


Chers amis, j’ai besoin de vous !


C’est pour vous que je suis candidat, c’est avec vous que je gagnerai.


Vive Boulogne-Billancourt, vive la République et vive la France !


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