• Antoine de Jerphanion

PROJET DE STADE DE BASKET : GABEGIE ET PROMESSES NON TENUES



Intervention au conseil municipal de Boulogne-Billancourt du 17 décembre 2020 :


"Cette délibération n’est ni faite ni à faire, tout simplement parce que vous n’avez pas été élus pour ça.


PREMIÈREMENT : PROMESSES NON TENUES

Vous n’avez été capable de tenir votre promesse, validée par les Boulonnais, de construire un palais omnisport sur l’Ile Seguin. Et pourtant, vous vous réjouissiez d’avoir eu recours à un juge administratif pour faire adopter un autre projet qui, visiblement, ne rassemble toujours pas les Boulonnais.


J’ai d’ailleurs, sur ma table, et je les tiens à votre disposition, vos promesses électorales de mars 2020 où vous n’y assumez même pas la construction de ce stade en plein cœur de ville. C’est écrit noir sur blanc.


DEUXIÈMEMENT : UNE DÉPENSE PHARAONIQUE AVEC L'ARGENT PUBLIC

Monsieur le Maire, vous avez le droit d’être passionné de Basket.

Vous avez le devoir de soutenir les clubs Boulonnais.

Mais vous n’avez pas le mandat d’utiliser l’argent du contribuable pour acheter et subventionner l’équipe de basket de Monsieur Balkany.


Vous avez dit dans la presse que le sport est le point noir de Boulogne-Billancourt. Les sportifs de l’ACBB et des autres clubs apprécieront.

Et vous avez aussi dit dans la presse que vous souhaitiez, je cite, « un truc de fou ». Et bien mes chers collègues, nous y sommes.

Plutôt que de soutenir le sport Boulonnais, vous avez, j’allais dire comme un oligarque russe qui n’utilise pas sa fortune personnelle mais l’argent public, acheté l’équipe professionnelle de Basket de Levallois Perret et décidé, non seulement de lui accorder des subventions pharaoniques tous les ans, mais en plus de lui construire un stade alors que notre ville est bordée d’équipements sportifs professionnels comme le stade Pierre de Coubertin ou encore Roland Garros.

Roland Garros dont vous aviez d’ailleurs critiqué la rénovation en condamnant cette « primauté du sport business sur le sport amateur ».

Pour la cohérence du discours politique et du respect des électeurs, on repassera.


DERNIER POINT : CE QUE NOUS FERIONS AVEC 70 MILLIONS D'EUROS ET DEUX MILLIONS D'EUROS PAR AN D'ARGENT PUBLIC

Et bien, mes chers collègues, nous respecterions les promesses électorales que vous aviez faites mais que vous n’avez pas tenues.

Ce non-respect des promesses électorales avait motivé notre candidature avec ma liste aux dernières élections municipales.


Donc, avec plus de 70 millions d’euros d’argent public :

- Premièrement : rénover le commissariat. J’ai bien noté que le ministre de l’Intérieur était venu à Boulogne-Billancourt il y a quelques semaines, vous avez pris une belle photo ensemble. Mais lui avez-vous parlé de la rénovation urgente du commissariat ? Ce n’était pas indiqué sous la photo bien affichée dans le BBI.


- Autre projet avec ces 70 millions d’euros : la rénovation du marché Billancourt. C’était une promesse que vous aviez faîte en 2008 et peut-être renouvelée en 2014. Vous pourriez d’ailleurs utiliser la parcelle en question pour déplacer provisoirement ce marché le temps des travaux.


- Le dernier projet, alors je crois que ce n’était pas une de vos promesses électorales, mais c’est évidemment la réouverture du Théâtre de l’Ouest Parisien que vous aviez fermé pour des raisons budgétaires.

Donc, il n’y avait pas d’argent pour maintenir le théâtre de l’Ouest Parisien mais en revanche il y en a pour payer l’équipe de Basket de Levallois-Perret.


Enfin, les près de 2 millions d’euros annuels versés que Boulogne va verser à l’équipe de Basket de Levallois nous les utiliserions pour conduire une réelle politique du sport dans toutes ses composantes : sport plaisir, sport amateur et sport professionnel en encourageant la professionnalisation d’une ou plusieurs sections de l’ACBB, club qui a déjà porté notre ville au plus haut niveau et qui fait la fierté de tous les Boulonnais.

Je vous remercie."