Dette et situation financière de Boulogne-Billancourt
- 23 févr.
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Il y a la communication municipale et il y a les faits.
Merci à Denys ALAPETITE, conseiller municipal et membre de la Commission des Finances pour cette présentation très claire.
Les faits, ce sont les données issues des budgets de la Ville, des comptes administratifs et des documents budgétaires qui présentent toutes les dettes dont la Ville assure le remboursement.
Les chiffres officiels du budget 2026 montrent une forte hausse de la dette de Boulogne-Billancourt : 110 millions d’euros en 2023, 179,7 millions d’euros en 2026, puis 238,7 millions d’euros en 2029. Rapporté aux 119 145 habitants (selon le BBI), cela représente environ 923 euros par habitant en 2023, 1 502 euros en 2026 et 2 028 euros en 2029.
Pourquoi est-ce important ? Parce que plus la dette augmente, plus la Ville doit rembourser chaque année. Et plus le remboursement prend de place dans le budget, moins il reste d’argent pour financer de nouveaux projets : écoles, équipements sportifs, voirie, espaces publics. À terme, les remboursements pourraient atteindre environ 20 millions d’euros par an, alors que l’investissement annuel de la Ville est autour de 30 millions d’euros : cela peut bloquer ou retarder de nombreux projets.
Une partie de cette hausse vient de la ZAC Billancourt : la Ville prévoit 59 millions d’euros d’apports à la SPL sur 2027–2029. Dans le même temps, l’Île Seguin reste bloquée sur un scénario « tout bureaux » (à l’exception d’une résidence étudiante) qui suppose une vente globale à 260 millions d’euros, alors que la demande en bureaux est devenue très sélective et est durablement déprimée. Cela se traduit par le manque d’investisseur pour ce projet malgré le permis approuvé, et par l’hypothèque prise sur les terrains fin 2023, exigée par les banques.
Cette hypothèque confirme que la garantie financière de la ville ne suffit plus.
C'est pourquoi, nous proposons de bâtir un projet mixte avec du logement, de réduire les frais de structure (moins de collaborateurs à la SPL, fin des dépenses de confort comme la voiture avec chauffeur...) et d’arrêter les études sans fin, pour retrouver des finances saines et préserver la capacité d’investissement de la Ville.
