Lettre à Monseigneur Rougé, évêque de Nanterre

Quelques jours après l'attentat survenu au sein de la basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice, j'ai souhaité écrire à Monseigneur Matthieu ROUGÉ, évêque de Nanterre, pour lui faire part de mon soutien et de l'émotion partagée de très nombreux Boulonnais.



Courrier Antoine de Jerphanion 02-11-202
.
Download • 881KB


Boulogne-Billancourt, le 02 novembre 2020


Monseigneur,

Une nouvelle fois, notre pays a été frappé en plein cœur par le terrorisme islamiste.

Le 29 octobre, en la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, Nadine DEVILLERS, Simone BARRETO SILVA et Vincent LOQUÈS ont été sauvagement assassinés parce qu’ils étaient français, parce qu’ils étaient catholiques, et parce qu’ils exerçaient librement le droit reconnu à tout citoyen de la République de pratiquer la religion de son choix ou de n’en pratiquer aucune.

La France est meurtrie par cette nouvelle atteinte à ses principes les plus cardinaux.

En tant qu’élu de Boulogne-Billancourt, je tenais à vous faire part de mon soutien et de l’émotion partagée de très nombreux boulonnais, de toutes confessions ou opinions personnelles.

Cet acte odieux ne constitue pas uniquement une attaque envers la communauté catholique. Il nous affecte tous profondément car il porte atteinte de la manière la plus sanglante à la liberté de conscience et au respect des opinions.

J’ai été touché par le message de paix et d’espérance que vous avez rendu public après ce drame. Au-delà de ces mots qui apaisent, ce nouvel attentat appelle de la part de chacun d’entre nous, et notamment de la part des décideurs publics, une réponse ferme et sans faille.

L’État doit être aux côtés de tous les citoyens de notre pays pour protéger les lieux de culte et la liberté religieuse, qui, loin de s’opposer au principe de laïcité, en constitue une condition essentielle.


Il appartient également à chaque croyant, quelle que soit sa religion, de faire résolument le choix de la République et de n’accepter aucune compromission. Face à la guerre qui nous est déclarée par l’islam radical, personne ne peut fermer les yeux et chacun est appelé à agir.

Comptez sur ma détermination à œuvrer, à mon niveau, à la défense de nos principes et de nos libertés contre ceux qui voudraient nous soumettre à leur idéologie mortifère.

Je vous prie de croire, Monseigneur, à l’expression de ma plus haute considération.


Et, à titre plus personnel,

soyez assuré de mes prières

pour les victimes et leurs familles.


Antoine de Jerphanion